mardi 16 août 2016

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Rio 2016 – Handball : les Bleues en demie à l’arraché

Après un début de match calamiteux et un retard de 7 buts à la mi-temps, l’Equipe de France féminine de Handball a su arracher la prolongation pour l’emporter 27-25 face à l’Espagne et décrocher sa qualification pour les demi-finale des Jeux Olympiques de Rio 2016.

Le match débute avec des arrêts de part et d’autre pour Amandine Leynaud et Silvia Navarro. Ensuite, ce sont les ex-joueuses de Fleury qui s’illustrent : Alexandrina Cabral Barbosa côté espagnol puis Gnionsiane Niombla côté français. Les espagnoles prennent un léger avantage de 2 buts avant une double exclusion pour elles. Mais les Bleues n’en profitent pas vraiment même si Marta Mangué se fait sanctionner à son tour. Trop brouillonnes en attaque et pas assez rigoureuses en défense, les françaises subissent et prennent du retard (6-3 12min).

Olivier Krumbholz pose un temps mort pour recadrer ses filles avec un message clair : « Il faut gagner les duels. » Sauf qu’en face, Alexandrina Cabral Barbosa, fidèle à son jeu que les Bleues n’ont visiblement pas étudié malgré deux saisons jouées en France, fait mal de loin avec sa détente et son bras droit puissant et précis. Nerea Peña (13 buts au total) donne ensuite plus d’écart aux espagnoles sur penalty (8-4 16:30).

Les Bleues sont totalement stériles en attaque et multiplient les pertes de balles, les tirs non cadrés ou viennent buter sur Navarro. Meilleure défense lors des matchs de poules, elles sont aussi incapables d’arrêter les attaques espagnoles. A la mi-temps, les ibères sont à +7 (12-5).

Les Bleues reviennent de nulle part…

Si les Bleues reviennent avec de meilleures intentions, les Espagnoles ne faiblissent pas et gardent une distance comprise entre 5 et 6 buts. Surtout, Siliva Navarro continue son show dans la cage. Même lorsque les Bleues s’offrent des ballons pour revenir à 3 buts, Siraba Dembélé d’abord puis Laurisa Landre ensuite trouvent tour à tour la gardienne espagnole sur leur chemin.

Après un belle reprise, les Bleues se remettent à déjouer en attaque. Même si Amandine Leynaud commence à faire des arrêts, les phases offensives ne suivent pas. Il faut une gueulante d’Olivier Krumbholz sur la position défensive et quelques coups d’éclats pour que les Bleues arrivent à revenir à -3 à un peu plus de 7 minutes de la fin par Béatrice Edwige. Puis à -2 à un peu plus de 3 minutes.

Tout en étant maladroites, les françaises arrivent petit à petit à revenir. Le match devient irrespirable et « Eli » Chavez en profite pour aller cartonner coude en avant Allison Pineau qui marque le but du -1 à quelques dizaines de secondes de la fin. Les arbitre russes décident d’un carton rouge direct et sur l’action suivante, Gnionsiane Niombla marque le penalty de l’égalisation à quelque secondes de la fin (23-23). Les espagnoles auront un dernier coup à jouer avec un coup franc direct qui sera manqué. Improbable à la fin de la première mi-temps, les Bleues emmènent pourtant les espagnoles en prolongation.

… et prennent l’avantage

Avantage pour la France : elle donne le coup d’envoi des prolongations et prend de suite un but d’avance que les espagnoles, sonnées mais pas coulées, auront du mal à reprendre. C’est du coup pour coup mais cette fois-ci, ce sont les espagnoles qui baissent d’intensité physique et technique. Mentalement, c’est dur. Toujours à +1 à quelques secondes de la fin, Alexandra Lacrabère lance alors un improbable kung-fu pour Allison Pineau qui donne un +2 aux françaises à moins de 10 seconde de la fin (27-25). Le dernier ballon des espagnoles terminera sur le poteau français et viendra mourir en touche. Les Bleues peuvent laisser éclater leur joie, elles sont passées proches de l’élimination.

En demi-finale, l’Equipe de France retrouvera les Pays-Bas, vice-Champion d’Europe, qu’elle a battu 18-14 lors de son premier match de poule. Des Pays-Bas qui seront reboostés et revanchards après battu 32-23 à la surprise générale le Brésil dans le premier quart de finale.

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