samedi 1 octobre 2016

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Valérie Garnier : «  On a eu le temps pour s’adapter au départ de Céline Dumerc. »

Après les Jeux Olympiques avec l’Équipe de France, Valérie Garnier a ré-enfilé sa casquette de coach de Bourges sans prendre beaucoup de vacances. Ses objectifs sont encore une fois élevés avec le club berruyer.

Comment se présente la saison du Tango Bourges Basket en Ligue Féminine avec une nouvelle formule, des play-offs élargis et un format piégeux en fin de saison ?

Cette nouvelle formule est en effet piégeuse. Le premier de la saison régulière va rencontrer le huitième, le seconde prendra le septième… Ce sont des matchs qui se disputeront en aller-retour et ça n’assurera plus une place dans les quatre premiers comme avant. Cela va redonner de l’intérêt au play-offs en présentant un format identique aux garçons donc ça aussi c’est intéressant. Après, à Bourges, nous avons des ambitions comme chaque année, nous avons des objectifs très élevés. C’est aussi une nouvelle ère quelque part avec des joueuses nouvelles avec près de la moitié de l’effectif qui est renouvelé notamment à des postes importants comme le secteur intérieur ou chez les meneuses de jeu. On va observer tout ça avec attention. Ce match des Champions sera important parce que c’est un trophée qui sera en jeu mais on va aussi voir comment ça va évoluer car c’est notre premier match officiel. On va évoluer sans une pression démesurée si ce n’est celle d’obtenir un nouveau trophée.

Comment s’est déroulé votre préparation et comment arrivez-vous à l’Open ?

On arrive bien. On a que des petits bobos donc ça va, ce n’est pas grave. On a Diandra Tchatchouang qui doit retrouver le rythme de la compétition, elle n’a pas encore toute ses sensations et c’est normal après 8 mois sans jouer, la reprise est compliquée. Le plus embêtant pour nous, c’est que nous avons toujours l’absence de nos deux joueuses WNBA dont une (Kayla Alexander, NDLR) sera avec nous ce samedi mais pas sur le terrain puisqu’elle revient tout juste des États-Unis. La deuxième, Clarissa dos Santos, est toujours qualifiée avec son club de Chicago donc on espère pour nous qu’elle va perdre rapidement pour la voir au plus vite à Bourges. (Rires) Si elle m’entendait elle ne serait pas contente et on lui souhaite évidemment le meilleur.

Kayla Alexander n’est donc pas apte à jouer ?

Elle revient de San Antonio ce samedi matin après ses 8 jours de repos, c’est bien trop juste. Elle sera avec nous sur cet Open mais elle ne pourra clairement pas jouer. C’est dommage car on va jouer sans nos deux intérieures « de poids » si je peux le dire comme ça. Les autres joueuses étant plus des postes 4.

Il y a beaucoup d’entraîneurs qui attendent cet Open chaque saison pour mesurer en compétition le travail effectué durant l’été mais aussi observer les autres. C’est aussi votre cas ?

Oui l’Open à l’avantage de pouvoir faire en sorte de faire une revue d’effectif des adversaires. De notre côté, on a pu se jauger sur quelques matchs amicaux mais là on va être dans la réalité d’un match officiel avec un trophée à remporter à la sortie (le Match de Champions contre Lattes-Montpellier, NDLR). Mon équipe va bien, le groupe vit bien, il avance, il progresse et il fait des erreurs mais c’est aussi normal. C’est juste dommage qu’on ne puisse pas jouer avec notre effectif total, ce qui ferait que certaines joueraient à leur poste aussi, mais ça va venir.

Est-ce que la vie est différente sans Céline Dumerc ?

(C’est Johanna Leedham, la Capitaine de Bourges qui intervient pour répondre à la place de Valérie Garnier) C’est bizarre, tout le monde nous pose la question ! (Elles rient ensemble.)

L’idée n’était pas de parler de Céline Dumerc, mais surtout de savoir comment un coach s’adapte au départ d’une joueuse comme elle.

(Valérie Garnier reprend la main.) J’ai deux autres meneuses de jeu dont une qui a l’expérience de l’Euroligue et du haut niveau (Miljana Bojovic, NDLR). Je trouve qu’avec Ingrid Tanqueray, elles se comportent plutôt bien ensemble. De toute façon, on a recommencé la saison et on sait depuis février qu’on doit faire sans Céline. Donc on a eu du temps pour s’adapter à son départ, tout le monde a eu le temps de s’y préparer, Jo (Leedham) assume pleinement son rôle de capitaine donc la vie continue pour nous. Tout a repris son court. Jo ne parle pas encore français mais elle le comprend très bien (elles rient toutes les deux.) Ça va venir, elle m’a promis de faire des efforts. Voilà, donc on est reparti, on travaille tous les jours, on n’y pense même plus en fait car le nouveau groupe s’est formé et on a l’impression que celles qui viennent d’arriver sont déjà là depuis longtemps.

Est-ce que tout le monde s’est bien adapté aux systèmes de jeu et s’est bien fondu dans le collectif ?

Oui pour l’instant oui mais pour le moment on a fait que des matchs amicaux alors on verra lors du Match des Champions si ça va vraiment.

Vous êtes aussi la coach de l’Equipe de France, il y a un nouveau calendrier avec de nouvelles fenêtres internationales. Est-ce que ça change des choses pour vous ?

La saison dernière nous avons eu deux fenêtres en novembre 2015 puis en février 2016 donc on a eu un premier avant goût. Ensuite, je sais que ce n’est pas facile à vivre pour les clubs mais je considère que c’est une chance pour l’Équipe de France car par exemple ça nous a permis de travailler deux fois dix jours avant le Tournoi de Qualification Olympique à Nantes. Et on avait très peu de temps pour le préparer donc ça nous a été bénéfique. Pour une équipe nationale, c’est bien car ce sont des périodes de piqûre de rappel. Ça permet à un groupe de vivre ensemble. Moi ça m’ajoute du travail mais quand on n’aime son travail, on ne compte pas !

Ça peut aussi vous permettre d’intégrer par petite touches de nouvelles joueuses éventuellement ?

Oui et puis comme ce sont des fenêtres où les compétitions sont « moins importantes, » ça me permet de pouvoir convoquer un peu plus de monde, de voir des jeunes et de savoir comment ça se passe avec les futures espoirs du basket féminin français.

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