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lundi 16 juillet 2012

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Bilan mitigé pour l’EDF Hand

A la sortie de de la Scandinavian Cup disputée ce week-end à Drammen en Norvège dans le cadre de la préparation aux JO, l’Equipe de France de Handball repart des pays nordiques avec de l’assurance mais aussi quelques doutes.

(Info FFHB)

L’objectif n’était pas la victoire finale du tournoi mais bien de réaliser un grand tour d’horizon de la capacité de l’Equipe de France a réaliser un beau parcours lors des Jeux de Londres. Avec une victoire et deux défaites, les françaises ont tout de même montré de belles choses, même si la rotation de l’effectif à eu raison des Bleues samedi contre le Danemark et que les 13 dernières minutes du match d’hier où elles ont lâché contre la Norvège laissent un petit goût amer.

Olivier Krumbholz n’a guère apprécié la fin de match des Femmes de Défis, hier soir contre la Norvège. Les treize dernières minutes sont venues ternir la belle impression laissée par les Bleues pendant plus de trois quarts d’heure et leur ont coûté le match (18-18, 47e, 20-28 au final). Mais l’entraîneur français avait prévenu avant ce tournoi que les résultats n’avaient aucune importance à ses yeux. Si l’on se réfère aux feuilles de match, le seul enseignement du tournoi concerne en réalité la Norvège : on peut déjà affirmer que les championnes olympiques, du monde et d’Europe en titre seront redoutables aux JO, vu la condition physique exceptionnelle qu’elles ont dégagée sur ces trois jours. A deux semaines des Jeux, elles sont en avance sur la concurrence. Mais pour le reste, impossible de tirer la moindre conclusion.

Raphaëlle Tervel voit les choses de cette manière : « La Suède a tellement peu joué vendredi que notre large victoire contre elles n’a aucune signification par rapport au match qu’on devra livrer contre elles à Londres. C’est la même chose pour notre défaite contre le Danemark, dans l’autre sens. » Les matches de préparation entre futurs adversaires sont toujours un peu particuliers. Moins qu’on ne le croit, cependant. « L’idée selon laquelle il ne faut pas trop montrer de choses à nos futurs adversaires agite souvent les joueuses dans leur tête, explique Olivier Krumbholz. Mais c’est un raisonnement puéril. Certes, on s’observe mutuellement. Mais il n’y a aucune raison de penser que cette observation sera plus intéressante pour nos adversaires que pour nous. »

Raphaëlle Tervel : « On cache peut-être 10% de notre jeu »

L’entraîneur norvégien Thorir Hergeirsson ne dit pas autre chose : « Je ne me préoccupe pas de ce que mon adversaire peut tirer de nos confrontations. Ce qui m’intéresse, c’est uniquement mon équipe. Et pour qu’elle progresse, il faut qu’elle joue contre les meilleurs adversaires. S’ils veulent progresser, les meilleurs doivent jouer les uns contre les autres le plus souvent possible. C’est pour cela que je voulais affronter la France à l’entraînement et en match. » Le raisonnement vaut particulièrement pour les équipes au style de jeu bien défini, comme la Norvège. Cela ne signifie pas pour autant que les collectifs se livrent avec la même force et les mêmes stratégies en match de préparation. Olivier Krumbholz avait ainsi décidé avant le tournoi de jouer les rencontres contre la Suède et la Norvège dans une configuration plus olympique que celle contre le Danemark, où il a donné beaucoup de temps de jeu aux quatre Françaises qui ne font pas partie de la liste des quatorze pour Londres.

Pour Raphaëlle Tervel, la partie de cache-cache lors des matchs de préparation ne concerne qu’une part mineure du jeu : « 90% de notre jeu est déjà connu de tous nos adversaires. Si c’est pour cacher tout notre jeu, ça ne sert à rien de jouer des matches amicaux, car pour savoir si certaines choses fonctionnent contre les Danoises ou les Norvégiennes, il faut les essayer avant. Et puis, quand une action est bien faite, elle marchera même quand l’adversaire en connaît déjà les paramètres. Cela dit, depuis le Mondial on a travaillé certains spéciaux, certaines variantes sur quelques enclenchements, dans les situations d’infériorité à cinq contre six par exemple. On n’a rien dévoilé de ces modifications ce week-end en Norvège, et on ne le fera pas avant les Jeux. Je dirais qu’on cache 10% de notre jeu sur ces rencontres, et cela concerne surtout des petits coups, des détails. » De retour en France ce matin, à Cherbourg où elles affronteront deux fois la Russie cette semaine, les Femmes de Défis ont encore douze jours pour peaufiner ces détails à l’entraînement. Ce sont souvent eux qui font la différence lors des grands matches… en compétition officielle.

RESULTATS DE L’OPEN DE SCANDINAVIE
A Drammen (Norvège).

Vendredi. France / Suède : 27-20 ; Norvège / Danemark : 37-19
Samedi. France / Danemark : 19-22 ; Norvège / Suède : 26-19.
Dimanche. Danemark / Suède : 19-28 ; Norvège / France : 28-20.

Classement final :
1. Norvège, 6 pts
2. France, 2 (+4 au goal-average sur les rencontres directes)
3. Suède, 2 (+2)
4. Danemark, 2 (-6).

All Star Team : Kari Grimsbø (NOR, gardienne), Paule Baudouin (FRA, ailière gauche), Ida Alstad (NOR, arrière), Isabelle Gulldén (SUE, arrière), Gøril Snorroeggen (NOR, arrière), Blandine Dancette (FRA, ailière droite), Heidi Løke (NOR, pivot).

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