jeudi 8 septembre 2016

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LFH – Gilles Poissonnier : « Nous avons un groupe conscient. »

C’est la rentrée de la Ligue Féminine de Handball. Dijon a connu quelques difficultés administratives et financières mais sera bien présent en LFH cette saison. Son nouveau président, Gilles Poissonnier, qui a dirigé dans le passé la JDA Dijon en Ligue Nationale de Basket masculine, souhaite faire passer nouveau un cap à son club. Rencontre avec un président avant tout « chef d’entreprise sportive. »

Président, comment passe-t-on du basket au handball ?

Je suis arrivé au handball car on est venu me décrocher. C’était un transfert de l’été dernier ! (rires) Sans plaisanter, on arrive par le réseau, l’expérience, l’amour de sa ville également puisque je suis très impliqué à Dijon depuis de nombreuses années : vie sociale, politique, je suis chef d’entreprise et j’ai occupé des fonctions au tribunal de commerce donc j’ai toujours été très impliqué. Et puis avec mon expérience à la JDA Dijon, l’ancienne présidente Karine Savina m’a demandé de venir renforcer la structure de direction du club de handball féminin. Et puis en prenant la direction générale depuis un an, j’ai pu voir un peu comment tournait ce club, ce qu’il représentait dans la ville, ce qu’il représentait dans son histoire avec des titres par le passé et avec un entraîneur qui est en place depuis plusieurs années (Christophe Maréchal, au club depuis 2012, NDLR) et qui connaît parfaitement son métier. J’ai pensé qu’on pouvait faire une continuité sur le plan sportif dans un premier temps car je pense que c’est important de s’appuyer sur quelqu’un qui connaît bien son domaine. Et ensuite c’est un engagement avec un grain de folie parce que je suis donc président d’une société commerciale et non d’une association et que ça passe donc par un engagement financier personnel. Donc il y a cette part de folie.

Vous l’avez-dit vous êtes impliqué financièrement, est-ce que ça vous oblige à être plus attentif à ce qui se passe ?

Évidemment lorsqu’on est président d’une association, on est aussi comptable des deniers mais lorsque vous êtes comme de nombreux collègues en LFH, président d’une société sportive mais commerciale, et que notre participation passe par nos propres sociétés, il est évident qu’un euro n’a pas la même saveur qu’un euro qui ne nous appartient pas. Ce n’est pas un jugement de valeur que je fais par rapport aux collègues qui sont présidents d’associations, mais c’est juste que ça n’a rien à voir. Et puis dans un deuxième temps, ce même euro n’a pas le même statut. Il a des exigences de performance et de percussion. Je l’ai dit : à Dijon, on doit percuter et performer en tant qu’entreprise commerciale, ce qui n’est pas forcément toujours le même esprit car ça reste du sport. Je dirais, sans jugement de valeur encore une fois, c’est que comme le CDB a été dans l’obligation de se transformer d’association en club professionnel sous la contrainte de la ville de Dijon, ce club n’avait pas encore assumé ce tournant. Il était donc temps, et c’est ce que demandait Karine Savina l’année dernière, qu’on assume ce virage-là.

Vous avez eu quelques difficultés administratives mais ça y est, vous restez en Ligue Féminine de Handball. Comment vous sentez cette saison sportive ?

Alors évidemment on part avec une équipe renouvelée. Nous avons quelques cadres qui sont restées mais on a beaucoup de nouvelles joueuses. Je crois sincèrement qu’on a une équipe particulièrement consciente des enjeux voire même de sa responsabilité maintenant que la direction a fait le nécessaire. La continuité d’un club et sa réussite commerciale passe aussi par des résultats sportifs et je crois que nous avons un groupe qui est performant, percutant, dynamique et conscient. Je pense qu’on peut faire quelque chose de bien cette année.

Peut-on vous imaginer faire des coups comme en 2012-2013 où Dijon était arrivé en finale de Coupe de France ?

C’est comme dans tous les sports collectifs, on dit qu’il y a des équipes de coupes. On le dit en foot par exemple. De notre côté, on va faire un bon championnat. Et s’il faut faire des coups, on fera ces coups mais je pense qu’il faut d’abord faire un bon championnat. Car c’est une régularité, c’est la constitution d’un groupe, d’une équipe avec des réflexes et une meilleure dynamique. Après comme l’a rappelé Olivier Krumbholz toute à l’heure (lors de rentrée de la LFH à Paris le mardi 6 juin, NDLR), il faut avoir une part de chance dans une compétition de coupe, et si on a cette chance et qu’on fait quelque chose, ce sera tant mieux.

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