dimanche 29 octobre 2017

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Caroline Wozniacki titrée à Singapour

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La Danoise Caroline Wozniacki a remporté ce dimanche les WTA Finals de Singapour en s’imposant face à Venus Williams en deux sets, 6-4 6-4. Le plus grand titre de ses 27 couronnes. 

Singapour, le déclic ?

« Il ne lui manque qu’un titre du Grand Chelem. » Cette phrase, si souvent entendue à propos des numéros 1 mondiales du tennis féminin, n’est jamais aussi souvent assénée que quand il s’agit de Caroline Wozniacki. Numéro 1 mondiale pendant 67 semaines alors qu’elle entrait à peine dans la vingtaine, la Danoise court toujours après un grand titre, qu’elle a approché deux fois en finale de l’US Open (2011 et 2014). Aujourd’hui, elle a remporté à Singapour, le plus prestigieux de ses 27 succès, le deuxième en 2017 après Tokyo. Elle conclue une saison sans majeur mais riche de six autres finales en tournois. Retombée à la 76eme place mondiale en août 2016, Caroline Wozniacki a alors fait ce qu’elle fait de mieux : se battre. À la faveur d’une bonne fin de saison l’an dernier, elle a abordé 2017 dans la peau d’une 19ème mondiale pour l’achever sur le podium, derrière Simon Halep et Garbine Muguruza, et faire naître de nouveaux espoirs pour 2018.

Mary Pierce et Alicia Molik l’ont évoqué cette semaine : à 27 ans, la Danoise pourrait bien enfin décrocher son Graal. Ses détracteurs diront que son jeu ne le mérite pas, qu’elle ne sait que défendre : ceux-là ont ils observé Wozniacki s’appuyer sur son point fort, oui, la défense, pour considérablement améliorer ses points faibles ? Voient-ils comme son service, à défaut d’être une arme, est devenu un coup qui a sauvé tant de balles de break ? Réalisent-ils comme ce coup droit, qui était parfois catastrophique il y a à peine deux ans, est aujourd’hui un coup solide qui lui permet de rivaliser avec la plupart des joueuses ? Caroline Wozniacki n’a pas seulement la capacité de défendre et de pousser ses adversaires à la faute : elle fait aussi bien plus de coups gagnants et a une capacité à anticiper les coups adverses très sous-estimée. Elle ne sera jamais une attaquante, son manque d’audace sera probablement toujours frustrant, mais elle est la preuve vivante que le travail paie. D’autres ont un talent plus naturel peut-être, un jeu plus flamboyant sûrement, mais quant au travail fourni et à la résilience, Wozniacki est bien l’une des meilleures. Il ne serait que justice qu’elle finisse par être récompensée d’un titre en Grand Chelem.

Venus Williams toujours dans le coup !

Si la surface très lente des cours de Singapour était évidemment un avantage pour elle, la Danoise a néanmoins fait preuve d’un mental à toute épreuve pour surclasser Elina Svitolina et Simona Halep en phase de poules, puis pour dominer Karolina Pliskova en demi-finale et enfin Venus Williams en finale : court lent ou pas, la puissance de Venus Williams n’est pas chose aisée à contrer, Garbine Muguruza en témoignera. Sans parler d’un mental d’acier et d’un courage énorme, comme attendus d’une immense championne – légende ! – qui, à 37 ans, est capable de disputer deux finales en Grand Chelem et une finale des Masters. En demi-finale, c’est cet esprit-là qui a eu raison de la Française Caroline Garcia, surclassée 6-2 6-3 après avoir pourtant remporté avec courage et autorité le premier set 7-6. La Française est donc, d’ailleurs, la seule joueuse a avoir battu Caroline Wozniacki cette semaine, après avoir pourtant concédé la première manche 6-0.

Du courage et de la force mentale, Caroline Garcia en a donc montré pour se hisser en demi-finale dans la lignée de son excellente fin de saison. Elle finit l’année à la huitième place mondiale, bien installée dans le top 10… Et pour longtemps, espérons-le. En tous cas, si la Française confirme en 2018 ce qu’elle a montré depuis un mois, tous les espoirs sont permis et, qui sait ? La réalisation d’une certaine prédiction d’Andy Murray…

« Cette joueuse Caroline Garcia, que joue Sharapova va devenir numéro 1 mondiale un jour, quelle joueuse, vous l’aurez entendu ici en premier. »

La saison 2017 s’achève (ou presque, avant le masters bis à Zhuhai en Chine), chaotique pour certaines, riche d’enseignements en tous cas, annonçant une saison 2018 imprévisible. Halep, Muguruza, Ostapenko, Garcia, Wozniacki, Sharapova, Serena et Venus Williams, Kvitova, Azarenka : ce ne sont que la moitié des noms de celles qui pourraient briller dès janvier…

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