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mercredi 8 août 2012

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Sorties de route

Amandinde Leynaud

Alors que beaucoup voyait en l’Equipe de France Vice Championne du Monde une des équipes médaillables lors de ces JO, les coéquipières d’Amandine Leynaud ont été éliminées hier en quart de final du Tournoi Olympique par le Monténégro, sur un pénalty. Cruel mais pas que.

A la fin des années 90 et au début des années 2000, lorsque les Bleues, déjà sous la houlette d’Olivier Krumbholz, avaient écrit les première lignes et à ce jour les plus belles de leur palmarès, l’inconstance était un des maîtres mots de cette Equipe de France Féminine de Handball. Force est de constater que si de tous les observateurs, journalistes, entraineurs et anciennes joueuses qui scrutent le handball féminin, cette Equipe de France est certainement la meilleure que l’on ait connue, l’inconstance est toujours là.

Les Bleues ont encore une fois échouée dans la conquête d’une médaille olympique. Ce mardi soir, face au Monténégro, les joueuses d’Olivier Krumbholz n’ont jamais réussi à dominer une équipe vaillante, et qui de par ses résultats de clubs et de son équipe nationale, monte en puissance sur la scène du handball. Un coup de tonnerre. Une défaite cruelle 24-23 sur un pénalty à la dernière seconde. En fait après la fin du match même, puisqu’il reste 2 secondes lorsque les arbitres accordent un pénalty logique aux Monténégrine. Un péno que Bulatovic, à 22 partout, ne va pas se priver de marquer après la buzzer pour envoyer la jeune nation en demie !

Amandine Leynaud trop seule

Si les bleues avait dominées de loin leur phase de poule, terminée à la première place et si les trois autres équipes qualifiées de ce groupe B avait auparavant toutes validées leur qualification pour les demies, rien ne pouvait laisser penser que les Bleues se feraient autant bousculer.

Point fort de cette équipe, la défense a été trop passive. Et la position en 4-2 observée et efficace durant certaines rencontres disputées avant n’a pas été assez utilisée. A la mi-temps, lorsque les deux équipes rejoignent les vestiaires, c’est sur un score de parité 13 à 13 mais pas illogique. Sauf que.

Le début de seconde mi-temps est catastrophique en attaque pour les deux équipes, et aucune des deux n’arrivent à marquer durant près de 5 minutes. Et durant ces 5 minutes, ce sont les françaises qui ont les meilleures occasions, ratant tout à tour tirs de loin, tirs aux ailes et même des contre-attaques, pourtant un des points fort de l’équipe. Un break non conclu qui va s’avérer fatal. Car derrière, les Bleues n’’arriveront plus à contenir les assauts de Popovic et Bulatovic, qui terminent avec 6 buts chacune, soit plus de la moitié des buts de leur équipe.

A l’arrivée, les Bleues se sont trop reposées sur les exploits d’Amandine Leynaud, qui réalise à elle seule 12 arrêts. Trop de suffisances sûrement, pour une défaite cruelle au final. L’Equipe de France réalise tout de même « de beaux JO » selon son coach Olivier Krumbholz qui a déclaré après la rencontre sur le site de la FFHB : « Il faut arrêter d’être manichéen et de dire que quand on gagne, c’est bien, et que quand on perd, c’est mal. Parfois, on perd mais c’est bien quand même. Il faut le souligner. »

Les Bleues ont donc désormais rendez-vous en décembre à l’Euro en Serbie, pour tenter de se racheter, montrer que ce n’était qu’un accident et que la convalescence se sera bien passée.

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