lundi 23 décembre 2013

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Le Brésil au sommet du hand féminin

Dimanche à Belgrade, devant 19 467 spectateurs (nouveau record pour un match de hand féminin), le Brésil est devenu Champion du Monde pour la première fois de son histoire. Résumé de la rencontre.

Pourtant poussées par une affluence de folie à la Kombank Arena de Belgrade et par un public forcément tout acquis à leur cause, les Serbes tout comme les Brésiliennes se présentent en finale de ce mondial avec pour objectif le premier titre de leur histoire.

D’entrée, on sent les deux équipes concernées et préparées pour cette rencontre. Aucune des deux n’arrivent à prendre un avantage conséquent même si c’est plutôt le Brésil qui mène la barque. Dans les cages, les deux gardiennes multiplient les exploits. Et au scoring, seules Fernada Da Silva coté auriverde et la pivot Dragan Cvijic se démarquent. Les deux équipes en veulent, ne lâchent rien et ne commettent pas beaucoup d’erreurs ce qui rend le match particulièrement attractif. Le Brésil arrivant même à prendre une avance de 2 buts alors qu’elles sont en infériorité numérique.

Le Brésil et son jeu plus « sudiste » basée sur la fluidité et les déplacements diffère des Serbes, plus directes avec leur style de jeu typique des équipes dites « de l’Est ». Deonise Cavaleiro est la joueuse par qui tous les ballons passent. De sa position d’arrière droite, l’ex joueuse de LFH, lance toutes les attaques qui créent des décalages aboutissant à des tirs à gauche ou en pivot. Forcément, quand le jeu est rapide et sans trop de déchets des deux côtés, les défenses sont à la peine et beaucoup de pénaltys sont concédés. Mais à la mi-temps, si on sent le Brésil légèrement supérieur, rien ne dit que le match est joué et les deux équipes rentrent aux vestiaires avec deux buts d’écart (13-11).

Au retour, les Sud-Américaines partent sur un 3-0 qui va mettre en difficulté l’adversaire. Les Serbes deviennent alors plus agressives en défense, toujours bien épaulée par Katarina Tomasevic qui multiplie les arrêts, et ne lâchent jamais le match. Pourtant, elles feront la course derrière toute la deuxième mi-temps. En baisse de régime dans la cage brésilienne, Barbara Arenhart (7/23 30%) cède sa place à Mayssa Pessoa qui sera déterminante.

De l’autre côté du terrain, les Brésiliennes gèrent mais ne relâchent pas la pression malgré une Tomasevic qui finira finalement la rencontre avec 11 arrêts (41 %) et Risovic qui entrera 20 minutes pour 50% de parades (6/12). Si l’égalisation tant attendue d’Andrea Lekic à 2 minutes de la fin donnera un dernier espoir aux joueuses locales, Deborah Nunes arrive à redonner l’avantage au Brésil encore une fois en infériorité numérique. Après un but de Rodrigues à un peu plus d’une minute et un festival de Pessoa dans la cage (3 arrêts dans les 2 dernières minutes), le Brésil tient son premier titre et peu exploser de joie devant une salle qui reconnaîtra sportivement sa défaite en applaudissant chaleureusement.

Feuille de match :
Brésil 22-20 Serbie (MT 13-11)

Brésil :
Gardiennes : Arenhart (7/23 30% + 0/1 au tir 0%), Pessoa (4/8 50%)
Champs : Diniz (0 tir), Nascimiento (6/9 67%), Rocha (0/2 0%), Piedade (1/1 100%), Da Silva (4/6 67%), Rodrigues (4/9 44%), Amorim (3/7 43%), Nunes (2/5 40%), Moura (0 tir), Cavaleiro (2/4 50%)
Non entrées : Andrade, Gomes, Souza, Costa

Serbie :
Gardiennes : Risovic (6/12 50%), Tomasevic (11/21 41%)
Champs : Krpez (1/3 33%), Popovic (1/2 50%), Lekic (4/7 57%), Zivkovic (2/3 67%), Damnjanovic (4/15 27%), Eric (0 tir), Rajovic (0 tir), Ognjenovic (1/2 50%), Filipovic (0/3 0%) , Nisavic (2/3 67%), Milosevic (0 tirs), Cvijic (5/6 83%).
Non entrées : Liscevic, Dimitrovic

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