mardi 16 décembre 2014

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Pauline Ado : « A 13 ans, je me suis dit que le professionnalisme était accessible »

Deuxième volet de notre entretient hivernal avec Pauline Ado qui évoque cette fois-ci ses premiers souvenirs de surf et comment elle est passée professionnelle. Interview souvenirs en quelques sorte.

Quel est ton premier souvenir de surf ?

C’est dur ça ! C’est assez flou, j’avais 8 ans… C’était à Hendaye forcément, avec des copains,des planches en mousse et avec nos petits lycras blancs. Il y avait moins d’écoles de surf à l’époque. J’étais la seule fille aussi, j’étais assez sportive donc j’avais beaucoup de copains… Je touchais un peu à tous les sports.

Ta première compétition gagnée, ou ton premier podium ?

Ça je m’en souviens très bien, j’avais 10 ans. La compétition d’avant, j’avais fait 2e et ça m’avait motivée, donc là j’avais gagné et ça a été le déclic pour continuer. Avant ça, je n’aimais pas trop la compétition. J’aimais le surf mais la compétition je trouvais ça trop contraignant, y avait des limites de temps, des limites à respecter. J’avais pas encore pris du plaisir en compétition alors j’étais encore un peu réticente.

A quel moment tu t’es dit que tu pouvais devenir pro et en faire ton métier ?

Je pense que c’est quand j’ai participé à ma première compétition internationale. J’avais 13 ans, j’avais été sélectionné pour aller aux Championnats du Monde Junior avec l’Équipe de France. J’ai vu le niveau international, je me suis dit que le professionnalisme était accessible. Il ne me restait que quelques années pour atteindre le bon niveau. Il y avait déjà quelques surfeuses mais je m’imaginais les australiens un peu plus grands que ce qu’ils n’étaient réellement. Donc il y avait une sorte de complexe que j’ai gommé petit à petit, sans être prétentieuse évidemment mais je me suis dit que je pouvais atteindre ce niveau. C’était possible. Et puis mes résultats se sont améliorés et donc naturellement je suis passée pro quelques années plus tard.

Comment s’est passé ce passage vers le professionnalisme ? Les compétitions les sponsors, les médias …

Les premiers sponsors sont arrivés très vite en fait, dès l’âge de 10 ans. En surf ça arrive et j’ai eu la chance d’être suivie très jeune, adolescente puis junior et jusqu’à maintenant. Ça m’a permis de faire des compétitions internationales en France en junior et puis petit à petit je me suis mise à faire les WQ. D’abord en Europe puis dans le Monde, c’était très progressif. Lors de mes dernières années de lycée j’avais déjà commencé tout ça et puis dès que j’ai eu mon bac, j’ai fait ça à 100 %,

Quand on est adolescente, c’est difficile à gérer, le lycées, les compétitions, les sponsors, on est pas un peu jeune ?

Non. J’ai eu mes titres de Championnes du Monde junior assez jeune. Sur mes cours c’était carré. Je m’absentais beaucoup mais la condition c’était que ça suive à l’école. C’était une vraie motivation parce que j’adorais aller sur les compétitions. Donc on avait mis ça en place avec des profs et la dernière année j’ai dû le faire par le CNED car je m’absentait de plus en plus. Près de trois mois bout à bout sur une année scolaire, c’était assez conséquent.

Et ensuite, tu y étais donc pleinement ?

Oui mais vu que j’avais déjà fait ma dernière année par le biais du CNED, j’étais déjà habituée à voyager beaucoup, à gérer ma carrière. Par contre, pendant un an et demie j’ai eu du mal à avoir des résultats. C’est normal aussi car il a fallu gérer ces changements et quand tu es professionnelle, tu espères cartonner de suite mais ça n’est pas toujours le cas. Donc un an et demi de transition on va dire et puis les résultats ont commencé à arriver. Je n’ai jamais perdu espoir par contre car je savais que je pouvais y arriver.

Est-ce que tu as déjà pensé à ce que tu voulais faire après ? Ou est-ce que cette vie de professionnelle ne te permet pas encore d’y penser ?

Je n’ai pas encore d’idée précise. Le surf a été mon obsession très jeune donc je ne m’y suis pas encore demandé, je suis encore jeune. J’aimerai rester dans le milieu du sport en tout cas. Travailler avec une marque, conseiller des sportifs…

L’avantage c’est qu’en étant sa propre agence de voyage, on a de bons conseils à donner aux autres sportifs, non ?

(Rires) Oui pourquoi pas les jeunes. Bon tout ça est assez flou encore. Après par sécurité j’aurais certainement toujours l’opportunité de donner des cours, c’est un peu mon parachute on va dire.

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