jeudi 23 avril 2015

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La Coupe du Monde des Bleues est lancée !

Avec l’annonce du groupe de 23 joueuses et des 7 réservistes ce jeudi 23 avril par le sélectionneur Philippe Bergerôo lors d’une conférence de presse à la Fédération Française de Football, la Coupe du Monde des Bleues est désormais lancée !

D’entrée, Philippe Bergerrôo a souhaité rappeler son mode de fonctionnement, semblable à celui de Didier Deschamps avec lequel l’entraîneur des Bleues partagent une victoire en Coupe du Monde 1998 (l’actuel sélectionneur des Bleues était alors entraîneurs de gardiens sous Aimé Jacquet et Didier Deschamps, Capitaine). C’est-à-dire de conserver sa ligne de conduite en faisant « le choix de la clarté », pour faire savoir à ses joueuses quel est leur statut. Ce qui justifie donc son choix d’annoncer « 23 titulaires » et 7 réservistes (la liste complète.) Sur ses critères, le sélectionneur a mis en avant 4 aspects importants pour lui : la complémentarité sur le terrain, doubler les postes, la polyvalence et l’état d’esprit, « le plus important » selon lui. « Dans mon approche, le collectif primera toujours sur les individualités », justifiera-t-il ensuite. Ce qui ne l’empêche pas d’annoncer ensuite en zone mixte « avoir pris les plus fortes. » Le sélectionneur n’a pas souhaité justifier ses choix auprès des joueuses : « J’ai eu la douleur de ne pas participer à la Coupe du Monde 1982 dans ces conditions, malgré tous les arguments que peut avoir un sélectionneur, on ressent ça toujours comme une injustice. Je ne souhaite donc pas faire revivre ça à une joueuse. Il est toujours difficile pour un sélectionneur de faire des choix. Au moment de choisir les 23, on se retrouve avec 25, il faut en décocher deux, ce n’est pas une situation évidente. »

Philippe Bergerôo : « On ne lâchera rien ! »

Côté aspirations, la 3e place de la France au classement FIFA place les Bleues parmi les favorites, un statu que le basque préfère laisser aux Américaines et aux Allemandes : « Il est difficile de se cacher. On n’est pas favoris mais on ne manque pas d’ambitions. On a des résultats, une dynamique s’est créé, mais on reste pragmatique. » Pour cela, et ne pas sauter les étapes, le staff de l’Equipe de France a mis en place des sous-objectifs à atteindre pour aller le plus loin possible : premièrement, sortir du groupe, ensuite viser le podium et donc une qualification directe pour les JO 2016, et enfin préparer l’avenir en vue de la Coupe du Monde 2019 qui se tiendra en France.  Mais avant d’arriver jusqu’au dernier carré, il faudra peut-être sortir des gros en huitième ou en quart comme le Brésil ou l’Espagne. Et le sélectionneur ne s’échappe pas quand Femmes de Sport lui pose la question : « On connait la situation, si on veut aller au bout, il va falloir rencontrer des nations énormes mais je pense qu’on a les qualité pour bousculer ces équipes-là. Il va falloir les bousculer sur de la régularité. Si on prend les Etats-Unis, ils sont encore au-dessus de nous. (…) Je pense qu’on s’est rapproché de ces équipes-là, et quand j’ai parlé de mental toute à l’heure, je crois que c’est ce qui va faire la différence. J’ai été vraiment satisfait du match contre le Canada. Si dans le contenu ça a été difficile, on a résisté à l’impact physique des canadiennes qui dans ce domaine sont les meilleures au monde. Donc on est capable de rivaliser avec ces nations-là. Il y a 18 mois à ma prise de fonction, on était en difficulté sur les impacts contre la République Tchèque donc l’équipe a progressé. On reste à notre place, on ne se prendra pas pour d’autres mais comme on dit chez moi « On ne lâchera rien ! » Je vous l‘assure, on ne lâchera rien, rien du tout ! »

Camille Abily : « Un déclic mental. »

Pour la milieu de terrain de l’OL Camille Abily, la force de l’équipe de France est désormais aussi mentale : « On a battu les États-Unis et l’Allemagne cette année, ça a été comme un déclic niveau mental et du coup on aborde différemment cette Coupe du Monde. Après, on les a battu lors de matchs amicaux, ce ne sont pas du tout les mêmes qu’en compétition officielle. » Avant de poursuivre sur les difficultés qui s’annoncent pour les Bleues : « Lorsqu’on a battu les Etats-Unis c’était un match amical dans la semaine, ce n’était pas une compétition où l’on doit répéter des efforts tous les trois ou quatre jours, sur des terrains synthétiques où on ne sait pas comment les organismes vont réagir. » Et avec un statu de favori ou d’outsider sérieux, les Bleues se savent attendues : « En poule contre les petites nations, on va certainement faire face à des blocs défensifs très bas qu’il va falloir contourner, » anticipe Camille Abily. Pour Gaëtane Thiney, Philippe Bergerôo a pris ce qu’il y avait de meilleur : « il a fait en sorte comme il l’a dit de prendre les 30 meilleures joueuses. Maintenant à nous d’avancer. » L’attaquante de Juvisy, qui était partante certaine, se dit tout de même très heureuse d’être dans la liste. « En même temps, en étant invitée à la conférence de presse, j’étais déjà un peu concernée ! » analyse-t-elle avec humour avant de poursuivre : « On a tendance à banaliser un peu trop les choses alors que ce sont des moments qui comptent dans une vie. Je vais disputer une deuxième Coupe du Monde, ce n’est pas rien. Je savoure ça. »

A 42 jours du début de la compétition, Camille Abily trépigne déjà d’impatience : « Cette annonce de la liste nous permet de nous projeter encore plus dans cette Coupe du Monde. » Mais c’est surtout les petits clips d’introduction de la conférence de presse dont un était dédié aux derniers exploits des Bleues qui a éveillé chez elle un surplus de motivation : « Ce clip nous rappelle de bons souvenirs, notamment ceux de 2011 et il nous donne envie de revivre ces émotions-là. On a déjà envie d’être au 9 juin. D’ici là ça va nous paraitre un peu long. » Et d’ici là, il y a toute une préparation à effectuer dont deux matchs amicaux contre l’Ecosse et la Russie fin mai, avant de s’envoler vers le Canada, à la recherche d’un premier podium, voire plus, mais toujours en ne lâchant rien.

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